La Compagnie : West Caribbean. Siège situé à Medellin en Colombie

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Elle était déjà épinglée par les autorités Colombiennes. La direction de l’aviation Civile Colombienne (Aerocivil) l’avait dans son collimateur. La West a été signalée à 14 reprises pour mauvaise tenue et falsification des documents de bord.

Par ailleurs, il lui était reproché l’absence de maintenance de ses appareils. Le chef de la maintenance M. Arenas a déclaré que la WEST ne pouvait entretenir sa flotte. La Télévision colombienne RCN a même diffusé un reportage dans lequel la West est accusée de s’approvisionner en pièces au marché noir (document diffusé en France par M6, TEVA et Planète).

Pire, elle avait licencié une partie de son personnel et avait quatre mois de retard dans le paiement des salaires dixit M. Cardona un des représentants de la compagnie. Les employés restants étaient contraints à des heures supplémentaires. Le bruit courait qu’elle était au bord du dépôt de bilan. D’ailleurs, à l’aéroport de BOGOTA, la compagnie n’avait pas bonne réputation. Marie Elena, salariée d’une compagnie privée de surveillance disait ne pas comprendre que  « des gens (martiniquais)  prennent de tels risques en voyageant sur ces avions » . De surcroît, ils ne partaient  jamais à l’heure.

Le 5 janvier 2005, la West a écopé d’une amende de 89 000 dollars. Amende qu’elle n’a jamais entièrement payée.

Le 28 mars 2005, un premier avion de la West Caribbean s’écrasait sur l’île de Providencia en Colombie, faisant huit victimes.

Le 18 avril 2005, un document officiel signé du Directeur de l’Aviation civile Colombienne Fernando Saclamente Alzate, certifie que cet organisme n’a pas suffisamment de personnels qualifiés pour assurer les contrôles.
Un mois plus tard, la France l’autorise à transporter des passagers Martiniquais et Guadeloupéens au Panama.